Pendant des années, l’imaginaire collectif autour des startups s’est concentré sur les artefacts : murs de post-its colorés, canapés design, open-spaces chill, kombucha à volonté et babyfoot trônant fièrement à côté de la salle de réunion. Mais aujourd’hui, le décor ne suffit plus. Le vernis “cool” ne fait plus illusion. Ce qui distingue réellement une startup qui se structure et se projette, c’est sa culture.
Et attention, on ne parle pas ici d’un simple discours marketing. On parle de culture d’entreprise au sens stratégique du terme : un socle partagé, une boussole collective, un liant invisible mais puissant. Une culture claire permet à une startup de rester alignée en grandissant, de recruter sans perdre son âme, d’innover sans se trahir. C’est ce qui fait qu’on avance dans la même direction, même quand la pression monte ou que les pivots s’enchaînent.
Dans cet écosystème mouvant par nature, la culture n’est pas un à-côté. C’est une colonne vertébrale. Et cette colonne, c’est au leadership de la construire, de la porter, et de la faire vivre.
Le leadership dans une startup n’a rien de traditionnel. Il ne repose ni sur l’ancienneté, ni sur l’organigramme, ni même sur l’expertise technique. Il s’ancre dans la capacité à fédérer, à incarner une vision, à poser un cadre de travail clair tout en laissant de la place à l’autonomie et à l’expérimentation. C’est un leadership plus horizontal, plus incarné, plus exigeant aussi.
Et ce leadership ne peut fonctionner que s’il est en cohérence avec une culture d’entreprise solide : il vous faut apprendre pas à "gérer une équipe", mais à construire un cadre vivant dans lequel une équipe peut s’épanouir, performer, créer et durer.
Managers comme collaborateurs doivent comprendre que la culture n’est pas un effet de style, mais un véritable levier business. Elle invite à aller au-delà des valeurs plaquées sur une plaquette RH pour construire une culture incarnée, alignée avec la mission de l’entreprise et vécue dans les actes — pas seulement dans les mots.
En réalité, la culture, c’est ce qui reste quand tout change. Et dans une startup, tout change tout le temps. D’où l’importance d’en faire un pilier dès les premiers jours.
La formation “Leadership et culture startup” propose un parcours structuré et très ancré dans le réel. Elle ne vend pas de méthode miracle inspirée de Google ou Spotify. Elle vous aide à créer votre culture, celle qui vous ressemble, qui fait écho à votre mission et qui pourra évoluer avec votre équipe sans se dénaturer.
On y apprend à voir comment la culture infuse dans tous les pans de l’entreprise : dans le recrutement, dans les choix produits, dans la relation client, dans les prises de décision internes. Elle pousse à clarifier les valeurs de manière co-construite, à travers une vraie réflexion collective. Oubliez le “bullshit bingo” de la bienveillance ou de l’agilité inscrite à la va-vite sur les murs : ici, les valeurs sont vécues, pas affichées.
Pour cela élaborer un manifeste culturel peut être salvateur. Pas un doc figé de plus, mais un repère vivant, capable de guider les équipes dans les périodes d’incertitude. Une culture ne se décrète pas, elle se vit — et surtout, elle se prouve dans les moments difficiles, quand les décisions deviennent inconfortables. La ritualiser au quotidien à travers des pratiques, des codes, des moments-clés lui donne une existence concrète au quotidien
Avec l’expérience, certains pièges reviennent en boucle. L’un des plus fréquents, c’est de croire que la culture va se construire toute seule. Ce que l’on ne formalise pas finit par se diluer, puis se subir. Et dans une phase de croissance rapide, ce flou devient un facteur de tension.
Autre erreur classique : définir des valeurs sans impliquer les équipes. Résultat, ces valeurs deviennent des slogans sans impact, perçus comme un exercice cosmétique ou une obligation RH. Et enfin, recruter uniquement sur les compétences techniques reste un travers courant. Pourtant, la compatibilité culturelle est souvent bien plus déterminante pour la cohésion et la longévité d’une équipe.
La croissance est souvent un révélateur : passer de 5 à 50, puis à 500 personnes, peut faire imploser une culture trop vague ou trop dépendante d’une poignée de fondateurs. À l’inverse, une culture forte, claire et partagée permet de traverser les étapes sans perte de sens. Elle devient alors un catalyseur de cohérence plutôt qu’un frein à la transformation.
Comme le dit très justement Oussama Ammar : “Construire une culture puissante, c’est le défi de toutes les startups ambitieuses.” Car quand les produits se ressemblent, quand les technologies s’imitent, quand les business models convergent… ce qui fait la différence, c’est l’identité. Et cette identité, c’est votre culture.
Se former au leadership et à la culture startup, ce n’est pas une coquetterie de fondateur inspiré ou un luxe pour entreprise en hypercroissance. C’est un passage obligé pour toute startup qui veut tenir la route, garder le cap, et embarquer ses équipes avec elle. C’est une décision stratégique, pas un projet annexe.


