Vous avez l’impression de réparer toujours les mêmes erreurs, de courir après les réclamations et les retards ? Lean Six Sigma remet de l’ordre. Né chez Motorola, popularisé par GE, ce duo marie l’esprit Lean (chasser le gaspillage) et la rigueur Six Sigma (réduire la variabilité) pour viser une qualité très haut niveau. Bonne nouvelle : ce n’est pas réservé à l’usine. Services, produit, tech, back-office… partout où il y a un flux, on peut gagner en excellence opérationnelle. « Lean Six Sigma, ça coûte » ? En réalité, ça économise. Quand les défauts baissent, disparaissent retouches, retours et temps perdu ; la satisfaction client grimpe, la planification se simplifie, les managers se reconcentrent sur l’essentiel. Dans un contexte 2025 où chaque point de marge compte, c’est un levier très concret : moins de dispersion, plus d’impact.
Avant les grands chantiers, on pose le 5S. Ce n’est pas du ménage, c’est une discipline visuelle : sélectionner l’essentiel et écarter l’inutile, situer chaque chose à sa place pour éviter les allers-retours, « scintiller » pour repérer d’un coup d’œil les anomalies, standardiser ce qui marche et soutenir l’effort par de petits contrôles réguliers. Rien que ce socle ramène de la fluidité et de la sécurité.
Vient ensuite le moteur, DMAIC : Définir un problème clair et un objectif mesurable en écoutant la voix du client ; Mesurer le processus tel qu’il est (temps de cycle, taux de défauts, reprises, retours) pour un point de départ robuste ; Analyser les causes racines plutôt que les symptômes — diagramme d’Ishikawa, loi de Pareto, corrélations — car deux ou trois facteurs pèsent souvent 80 % du problème ; Innover/Improve par des solutions ciblées (automatiser une collecte, simplifier un formulaire, supprimer une étape sans valeur) que l’on teste vite avant généralisation ; Contrôler enfin, pour éviter la rechute, avec un tableau de bord lisible, des seuils d’alerte, des revues courtes et des responsabilités claires.
Motorola a réduit rebuts et retouches à grande échelle ; GE a cumulé des économies massives en cinq ans. Plus près de nous : Ford a fait chuter les réclamations en durcissant ses standards ; Starbucks a raccourci les files en repensant le flux en magasin ; Amazon a fluidifié la préparation des commandes pour réduire erreurs et délais. Secteurs différents, même logique : mesures → décisions → résultats.
Avancer sans données revient à piloter dans le brouillard : on ne sait ni d’où l’on part, ni si l’on progresse. Sauter le 5S fragilise tout le reste. Piloter depuis le siège sans embarquer le terrain, c’est ignorer celles et ceux qui voient les irritants chaque jour. Et transformer la méthode en usine à gaz décourage vite. Le bon réflexe : peu d’outils, bien utilisés, des rôles clairs, une cadence de revue réaliste.
Lean Six Sigma n’est pas une mode, c’est une façon de décider. Avec le 5S et DMAIC, on transforme un « on pense que » en preuves, et un « on verra » en plan. Résultat : moins de défauts, des coûts maîtrisés, des clients satisfaits et des équipes qui respirent. Prêt·e à vous lancer ? Choisissez un premier processus, cadrez un DMAIC léger… et laissez les données parler.


