Dans de nombreuses entreprises, la formation est encore pensée comme un dispositif centralisé, structuré, parfois descendant. Mais que se passe-t-il quand vos équipes learning sont réparties partout sur le territoire, avec des contraintes opérationnelles fortes et peu de temps disponible ? Dans notre nouvel épisode de Learning Stories, nous avons donné la parole à Émilie Coutances, responsable développement RH chez Fitness Park. Son terrain de jeu : un réseau décentralisé, en forte croissance, avec des équipes jeunes et très orientées opérationnel. Un contexte exigeant… mais particulièrement révélateur des enjeux actuels du learning.
Ce que montre très bien l’expérience de Fitness Park, c’est qu’il faut changer de logique. La formation ne doit plus être un moment à part, mais un réflexe du quotidien. Cela implique de repenser complètement les formats et les usages.
Concrètement, cela se traduit par quelques principes simples :
L’objectif n’est plus de “faire de la formation”, mais de permettre une montée en compétences rapide et concrète. On passe ainsi d’une logique de contenu à une logique d’usage.

On parle beaucoup d’engagement en formation, mais il reste souvent théorique. Dans le cas de Fitness Park, il devient mesurable et surtout tangible. Les collaborateurs ne se contentent pas d’avoir accès à la formation : ils l’utilisent réellement. Ils se connectent, suivent des contenus, reviennent. Cela peut sembler évident, mais dans la réalité de nombreuses organisations, c’est loin d’être acquis.
Ce que cela montre, c’est que l’engagement ne se décrète pas. Il repose sur un alignement entre trois éléments :
Quand ces conditions sont réunies, l’usage suit naturellement...
Un point particulièrement intéressant soulevé par Émilie concerne un risque encore sous-estimé : la surcharge. On a longtemps pensé que le principal problème était le manque de formation. Aujourd’hui, dans certaines organisations, c’est presque l’inverse.
À force de multiplier les contenus, les communications et les initiatives, on crée du bruit. Les collaborateurs ne savent plus où regarder, les messages perdent en impact, et l’engagement diminue.
Ce qu’elle décrit très justement, c’est un véritable défi de cohérence. Il ne s’agit plus seulement de produire, mais d’organiser, de prioriser et de donner du sens.
Face à cette complexité, la réponse n’est pas d’ajouter une couche supplémentaire, mais de structurer ce qui existe déjà. Cela passe par une architecture plus claire des contenus et des parcours, mais aussi par une meilleure mise en scène de la formation. Chez Fitness Park, cela se traduit notamment par :
L’objectif est simple : aider les collaborateurs à savoir quoi faire, quand et pourquoi. Dans un environnement saturé d’informations, la clarté devient un avantage compétitif.
Le déploiement de Kokoroe chez Fitness Park illustre bien ce point. La technologie joue un rôle clé, mais elle n’est qu’un moyen. Ce qui compte, c’est sa capacité à s’intégrer dans le quotidien des équipes. La plateforme permet de rendre la formation accessible, de proposer des contenus adaptés et de structurer les parcours. Mais surtout, elle est utilisée. Et c’est bien là l’essentiel. Une solution learning n’a de valeur que si elle trouve sa place dans les usages réels des collaborateurs. Sinon, elle reste un outil parmi d’autres.
Enfin, un point revient avec constance dans cet échange. Cela fait des années que l’on parle des “compétences de demain”, et pourtant la réponse reste étonnamment stable. Les compétences clés restent profondément humaines :
Dans un monde où les compétences techniques évoluent en permanence, la vraie différence ne se joue pas uniquement sur ce que l’on sait, mais sur la capacité à évoluer.
L’expérience de Fitness Park met en lumière plusieurs enseignements très concrets. Elle rappelle d’abord l’importance de partir des contraintes réelles du terrain, plutôt que d’imposer un modèle théorique. Elle montre ensuite que l’engagement repose sur l’utilité perçue des contenus et sur la simplicité de l’expérience.
Mais surtout, elle met en évidence un basculement : le sujet n’est plus d’avoir une offre de formation riche, mais d’avoir une offre de formation utilisée.
La vraie question n’est donc plus : comment produire plus de formation ? Mais plutôt : comment créer les conditions pour que les collaborateurs aient envie d’apprendre ?
Et c’est probablement là que se joue toute la différence aujourd’hui.
🎙Ecoutez l’interview complet sur notre podcast Learning Stories


